Ce qu’il faut savoir sur le projet pilote déployé au Québec pour tester les véhicules à hydrogène

formation en mécanique automobile

Au Salon international de l’auto de Montréal qui s’est déroulé la semaine dernière, le constructeur Toyota a introduit sa toute nouvelle berline Miria. Ce modèle, équipé d’un moteur électrique propulsé à l’hydrogène devrait être dans un premier temps offert aux entreprises de la Belle Province et graduellement au reste du Canada. Pour veiller à ce que les infrastructures de ravitaillement soient adéquatement déployées dans la province, un projet pilote de 50 voitures à hydrogène sera mis en place au Québec.

Découvrez-en plus sur cet ambitieux plan qui ne fait pas l’unanimité.

Tests en conditions réelles

Le projet pilote mené par le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Moreau, et Toyota Canada permettra de tester en conditions réelles des véhicules à hydrogène. En plus des deux centres de ravitaillement déjà existants (l’un à Montréal et l’autre à Trois-Rivières), une nouvelle centrale devrait voir le jour à Québec. En tant que quatrième plus grand producteur d’hydroélectricité propre au monde, la province est plutôt bien positionnée pour développer le marché des véhicules à hydrogène.

Rappelons que ce type de véhicule est, comme les voitures électriques, non polluant. Mais surtout qu’il a l’avantage d’être rapidement ravitaillé. En effet, effectuer un plein d’hydrogène ne nécessite que quelques minutes, contrairement à un véhicule totalement électrique qui requiert plusieurs heures pour être rechargé.

Un ambitieux projet

Les étudiants de notre formation en mécanique automobile verront-ils les véhicules à hydrogène envahir le marché dans un avenir proche? Pas si sur, car de nombreux défis restent à relever.

Bien que le Québec dispose de nombreuses ressources pour produire de l’hydroélectricité, il lui faudra, s’il souhaite inciter les gens à acheter un véhicule à hydrogène, construire autant de pompes de ravitaillement qu’il en existe pour les véhicules à essence. Un projet en ce sens est prévu, mais il faudra attendre d’ici à 2030 avant qu’il ne soit étendu à l’échelle de la province. Peu de chance donc que les étudiants de notre école de mécanique voient défiler prochainement ce genre de véhicule en ateliers de mécanique.

Un projet non rentable économiquement

Bien que la voiture à hydrogène possède de nombreux avantages, l’Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ) a demandé au gouvernement de renoncer au projet pilote de développement des voitures à l’hydrogène.

Pour le président de l’AVEQ, Simon-Pierre Rioux, ce projet pourrait tout d’abord créer la confusion chez les personnes qui seraient portées à acheter un véhicule électrique. Il a également insisté sur le fait que ce type de véhicule n’est pas rentable économiquement, car s’approvisionner en hydrogène couterait, sur une distance de 100 km, jusqu’à 14 fois plus cher que de recharger un véhicule électrique. Il serait bien plus logique selon lui de continuer à soutenir le développement des véhicules électriques en s’enlignant comme les autres pays, plutôt que d’investir des millions dans un projet qui ne sera pas rentable à long terme.

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